Actualité et informations sur les arts plastiques

Algérie: Une semaine d'activités culturelles
[Algerie Presse Service] Alger -L'activité théâtrale aura marqué la semaine culturelle écoulée, au-delà d'autres évènements liés à la littérature, aux arts plastiques, la photographie d'art, au cinéma et au patrimoine.
Source : fr.allafrica.com | 26-Feb-2017 00:46

Burkina Faso: Expo Arts plastiques - Abga, Segson et Romain : Trois mousquetaires, trois styles
[L'Observateur Paalga] Du 18 février au 03 mars 2017, les Ateliers Naaneere expose trois artistes plasticiens qui ont bénéficié de l'accompagnement du BBDA dans la création et la diffusion de leur travail. Il s'agit des artistes Abraham Abga, Segson et Romain Ilboudo. Trois artistes aux démarches très différentes pour penser la notion de passages.
Source : fr.allafrica.com | 23-Feb-2017 09:54

LE 8 MARS, LES ARTISTES, LES TECHNICIEN-NE-S ET LES PERSONNELS ADMINISTRATIFS ET D'ACCUEIL S'ENGAGENT !
Egalité salariale et de rémunération, égalité de droits et d'accès à l'emploi dans le spectacle, le cinéma, l'audiovisuel et les arts plastiques comme ailleurs. #EgalitéE #CulturELLEs. Rapports ministériels, statistiques de l'assurance chômage, rapports de branches lors de la négociation annuelle des salaires, publications… Tout démontre que les femmes subissent d'importantes discriminations salariales et de rémunérations dans les champs du spectacle, du (...)
Source : bellaciao.org | 16-Feb-2017 11:53

La Culture à la Réunion est-elle en perdition...

Voici un petit tour de la culture sur le caillou, 2017 l'année de tout … ?
Commençons par les TDR qui réitèrent leur Prod, on prend les mêmes et …pour l'instant pas trop d'neuf. Au Théâtre du grand Marché le « dieu » fait ce qu'il veut en annonçant à la presse : « la plus courte conférence de tous les temps, je suis pas prêt... »

A la cité des Arts : on a un phénomène de facebook culturel, on compte le nombre de like ou de passages sur les lieux, un ami virtuel, de la poudre aux yeux aux artistes et publics, produire produire mais pour qu'elle diffusion en suivant? Avec un président qui donne l'impression que cela lui appartient, une direction qui est là en attendant son retour à la Cinor, un sacré turn-over de personnel, une machine à sousss...Que va devenir cette « cité » après les prochaines élections : des changements certains de présidence et de direction,  pour devenir une énième coquille vide ? En attendant, fin des Kaloubang et autres types Fabrick en instance...

Tellement de salles joliment nommées en perdition : Georges Brassens aux Avirons, Guy Alphonsine à Saint-André, Théâtre des Sables à Etang Salé, Piton des Neiges à Cilaos, Guy Agénor à la Plaine des Palmistes, Le Fangourin à Petite Ile, Henri Madoré à St Philippe, Henri Payet à St Philippe, la salle multimédia de l'Entre-deux....des salles nous n'en manquons pas mais à quoi servent-elles vraiment ? (Cela fait longtemps que l'on en parle mais rien ne change).

Pour Lespas avec une équipe qui n'arrête pas de changer, on comprend la difficulté d'une visibilité. Du côté des Bambous ils attendent leurs travaux depuis.xxx., tout en assurant la gestion de la salle du CRR de St Benoit et profitant d' « un jolie budget régional ». Pour le « Nouvel » Espace Kevreguen, on ne voit pas le bout des travaux...Un théâtre sous les arbres qui tarde dans ses propositions, voire rien à ce jour.

Un Kabardock qui stagne et s'assoie sur ses acquis. Le Théâtre Luc Donat au Tampon en latence permanente, donc normal que la tendance du personnel suive la nouvelle direction qui savait depuis longtemps qu'il allait prendre ses fonctions mais n'a pas pris le temps d'anticiper étant trop souvent pris par d'autres activités culturelles. Il fut un temps où un directeur n'avait pas le temps de vaguer à d'autres occupations que celles de son poste à plein temps ….

Si l'on se penche du côté de la Région, des élus culturel, euhhh difficiles à définir, des universitaires mais sur quel terrain? Une militante conseillère régionale perdue sans ses fiches, ou encore un chorégraphe qui prend la tête des grands projets. Ont-t ils les épaules? Euhh à part des salles de danse bien louées au CNR pour ce dernier...

Pour le CNR des budgets colossaux pour la mise en œuvre de nouveaux locaux, de St Denis à St Pierre, en passant par St Paul si Cimendef le veut bien ...Cimendef qui accueille un PRMA flambant neuf, ouah on voit où est passé l'arzent d'un directeur absent pendant 2 ans. Sa nouvelle direction qui après avoir géré les affaires culturelles d'une petite commune Vendéenne de 11000 habitants, pense vraiment rattraper les talents de l'ancien directeur (d’ailleurs aux prudhommes avec la structure).

On a beaucoup de doutes suite aux dernières réunions d'information de cette structure où on brasse beaucoup d'air, rien de neuf que des vieux dossiers sans trop savoir de quoi l'on parle … Un festival Métiss qui vivote malgré un budget plus que bien gonflé. Sans parler de la SPLRMR qui n'en veut ? Eux ? Plus son directeur, le Madoi et Kélonia sortent leurs jokers. Stella ne sait pas car il n'a toujours pas de directeur depuis sa réouverture, avec là aussi une salle coquille vide. Ici tout est à louer : on loue Stella comme une voiture avec ou sans option. Aucune vision, on est aux antipodes de la belle vie culturelle et locale que générait Stella avant ses travaux...

Sur St Leu pourtant la culture survie comme elle peut : du K au Séchoir (nouvelle direction, mais on suit le même cap qu'avant... à voir si des améliorations se précisent ?), du 211 aux rondavelles, mais de tous ces établissements qui respectent vraiment les normes de sécurité? Les rondavelles d'ailleurs (à la défense des salles côté musique) qui sont aidées des fonds « tournée générale », proposent de nombreux concerts de nos « grands » artistes gratuits. Comment les salles peuvent elles proposer le même concert payant après cela ? Un Frac qui d'un pas en avant deux pas en arrière on ne sait plus trop (avec un retour par une porte dérobée de l'ancien élu régional culturel à la présidence, comme à celle du Prma, il manquait plus que ça..).. Coté Département une SPL également va voir le jour, espérons….

Pourtant, les métiers autour de la culture se sont bien professionnalisés avec plus de 700 intermittents et des milliers d'emplois sur l'île. On trouve même des formations et sociétés qui ont pignons sur rue. Les milieux de la danse, du théâtre, des arts plastiques, de la musique essayent de se professionnaliser en se réunissant. Mais on trouve encore certaines associations qui se produisent en hôtels, bars, rondavelles,...dont on doute qu'ils aient des déclarations à jour. Sans parler des communes aux investissements scéniques douteuses.

La Réunion développe de nombreux festivals privés subventionnés, mais faudrait-il vraiment suivre l'exemple de la musique avec une galabertisation du métier : du Iomma (sous couvert dirigé par le nouveau directeur du théâtre du Tampon), aux Franco, en passant par le Sakifo, l'ancienne présidence du prma, ayant toujours un pied dans le Séchoir (sous l'oeil de la présidente, la maman du directeur du Sakifo), Blablaprod et Bis repetita (Mme Galabert, aussi présidente de l’Agence film). Même fiston Galabert gagne le 1er prix Zotmoovie, etc... Whoua ! On a du mal à imaginer le montant des subventions toutes cumulées par cette dynastie?

Je vais m’arrêter là en constatant que « La Culture » représente aujourd’hui une très belle économie de l'île (des centaines de milliers d'euros) et de nombreux emplois. Cependant quel désordre ! Certes, certains ont compris le principe de la pêche au gros, mais dur dur d'avoir une visibilité avec ce brouilly. Qui pourrait rééquilibrer tout cela ? Mr Dac OI ? La Région ? Personne n'a l'air de s'en soucier vraiment, ni de proposer des projets concrets de structuration de la filière. Encore moins une visibilité à court ou long terme... Même le Pôle emploi Spectacle a fermé définitivement son bureau local fin 2016, en toute discrétion. Inquiétant malgré cette économie en pleine et continuelle progression. En espérant qu'elle n'ira pas dans le mur, sans se lamenter un petit peu...

 JC. Payet


Source : www.zinfos974.com | 11-Feb-2017 20:16

La ville du jour après
Florence, que j'ai visitée après New York, ne m'a d'abord pas surpris : dans son architecture et dans ses arts plastiques, je reconnaissais Wall Street au XVe siècle… Claude Lévi-Strauss, Tristes Tropiques Florence imitant Manhattan, curieuse allégation de Claude Lévi-Strauss ! Et si cette intuition était à prendre sérieusement ? Tout simplement, elle décrit un seul et même cycle, tandis qu'une même granulométrie lie les édifices. Bref, des villes où les mille différences comptent infiniment moins que dans nos villes modernes devenues imprécises, chahutées et pour certaines insaisissables. Et pourtant, chacune d'elles — au XXe siècle comme auparavant — poursuit une idée, mais ne la laissant s'installer qu'au filtre d'une réalité parfois cruelle et qui se traduit toujours en dessins puis tracés. Comprendre le passage à cette différence radicale, en remonter les fils, c'est un peu l'histoire de ce livre. Pour saisir toutes les étapes de cette longue et inexorable évolution, l'auteur remonte jusqu'à la Renaissance et son berceau, l'Italie, pour traquer les mutations successives qui vont produire un tel chamboulement et faire de ces villes des métropoles. Le récit, de nature épique et au rythme enlevé, est accompagné de nombreuses reproductions de dessins de Léonard de Vinci, Perruzi, Piranèse, Boullée, Ruskin, Koolhaas, Portzamparc, Archigram et quelques rares photos prises par Coburn et Gursky.
Source : evene.lefigaro.fr | 29-Jan-2017 07:12

Leïla Slimani, Ryan Gosling, Gal Gadot... Les 17 qui feront 2017
Cinéma, littérature, théâtre, musique, arts plastiques… Voici celles et ceux qui vont marquer et enchanter l'année nouvelle.
Source : tempsreel.nouvelobs.com | 08-Jan-2017 16:48

Dix rendez-vous culturels à ne pas manquer en 2017
Les douze prochains mois seront à nouveaux riches en découvertes artistiques et culturelles, qu’il s’agisse d’arts plastiques, d’architecture, de musique, de bande dessinée, de cinéma ou de jeux vidéo. Nous avons déjà évoqué quelques incontournables ...
Source : www.lalibre.be | 08-Jan-2017 09:33

Dosseh contre Kader Attia : bataille d'influence entre le rap et les arts plastiques
Le dernier clip du rappeur Dosseh s'inspire-t-il trop clairement d'une œuvre du plasticien Kader Attia ? Depuis plusieurs jours, la polémique agite le monde du rap… et de l'art. Dans tous les sens.
Source : www.telerama.fr | 08-Dec-2016 17:27

Kinshasa: 50 élèves handicapés initiés aux arts plastiques

https://lh3.googleusercontent.com/--NojbnPSLzY/WDh6fT5Hy9I/AAAAAAAB7Zk/W... src="https://lh3.googleusercontent.com/--NojbnPSLzY/WDh6fT5Hy9I/AAAAAAAB7Zk/W... class="gem_picasa_caption big_wrapper_class" title="De gauche à droite, la vice-présidente de l'ASBL 'Nous et le livre" ,="" santa="" tembo="" et="" sa="" présidente="" djenny="" kilele."="">L’ASBL «Nous et le Livre» a initié, depuis lundi 21 novembre, cinquante enfants handicapés a


Source : feedproxy.google.com | 25-Nov-2016 17:56

Tout pour les activités de vos enfants à prix réduit
L’année dernière, il voulait tester le judo. Cette année, il se lance dans les arts plastiques. Les lubies de votre petit dernier témoignent de sa soif de découvertes et c’est formidable. Sauf pour le porte-monnaie. Mais quelques clics sur Leboncoin.fr peuvent limiter les frais.
Source : www.lci.fr | 14-Nov-2016 07:00

L?entrée de la photo dans les arts plastiques
Le Muhka montre comment, de Broodthaers à Braeckman, la photographie est entrée dans les arts plastiques.
Source : www.lalibre.be | 30-Oct-2016 07:16

Vacances à Mascarin Jardin Botanique : du 8 au 24 octobre 2016

Pour les vacances de la Toussaint, le jardin botanique de la Réunion organise des stages d'activités pour les enfants, encadrés par des professionnels.

Emmenez-les à la découverte des arts plastiques, de l'école du cirque, ou encore de la photographie. Des visites guidée...


Source : www.zinfos974.com | 04-Oct-2016 09:55

«La culture, un vecteur essentiel permettant de faire passer les messages»
«La culture, soit le théâtre ou les arts plastiques, est un vecteur essentiel, qui permet de faire passer les messages».
Source : www.digitalcongo.net | 26-Sep-2016 13:38

Commune El Tambor : le rêve ne meurt pas
Poèmes, chansons, thèses, chroniques, arts plastiques : beaucoup de témoignages ont été produits sur la Commune de La Azulita, la beauté de ses paysages et de ses gens. Sans atteindre la même ampleur, beaucoup de documentaires et de chroniques ont évoqué le développement productif et le bilan organisationnel de la Commune de El Tambor. Mais rare sont ceux qui expriment la force d'El Tambor ; hé oui, vous lisez bien, il y a une force occulte à El Tambor, somme d'éléments (...)
Source : bellaciao.org | 12-Sep-2016 11:03

Léonidas Carel Mottom Mamoni : « Nous allons créer des fonds d?aide à la création et la diffusion artistique »
Brazzaville, (Starducongo.com) - « Que ce soit le spectacle vivant, les arts plastiques ou la photographie, des subventions seront accordées selon le processus que nous définirons aux structures en règle avec les nouvelles dispositions juridiques concernant le secteur culturel », a promis l...

www.echosdumayombe.com Actualité économique de la région Afrique centrale

Source : www.starducongo.com | 16-Aug-2016 16:26

A Rio, la culture est en forme olympique
Obligatoire depuis 1912, le programme culturel des jeux Olympiques est devenu un enjeu colossal pour les pays hôtes. Musique, arts plastiques, gastronomie… Rio 2016 sert de carte de visite à la culture brésilienne.
Source : www.telerama.fr | 08-Aug-2016 17:03

Organisation à Goma de la 11ème édition de l?Ecole d?arts
La ville de Goma dans le Nord- Kivu accueille, « L’Ecole d’arts » qui initie les jeunes vacanciers aux arts plastiques.
Source : www.digitalcongo.net | 05-Aug-2016 15:55

7 flashes Théâtre performance
7 flashes Théâtre performance, conception et mise en scène Pascale Oyer Auteur Zéno Bianu, avec Roland Abbatecola, Bertrand Cauchois, Nicolas Luboz, Yaelle lucas, Rodrigo Ramis Compagnie de la Yole, Vu à Avignon à L'entrepôt Cie Mises en scène 11h30 Crédit photo : Véronique Lespérat-Héquet Ce spectacle est un téléscopage de jeunesses à travers le temps, via les arts plastiques surtout. En 1914, il y a Auguste Ravenel, un jeune appelé de Beauvais, tiré à 22 ans de ses Beaux-Arts (...) - Culture / Peinture , Théâtre , Art , Guerre
Source : www.agoravox.fr | 30-Jul-2016 10:57

Goma abrite la 11è édition de l?Ecole d?art

Source : feedproxy.google.com | 26-Jul-2016 16:41

Goma abrite la 11è édition de l?Ecole d?arts

Source : feedproxy.google.com | 26-Jul-2016 16:41

Interview de copinage. Rencontre avec Régis Délène Bartholdi, célèbre artiste peintre devenu romancier
L'auteur Régis Délène, né à la Roche-sur-Yon (Vendée, France), est l'arrière petit neveu du célèbre sculpteur Frédéric Bartholdi. Après des cours d'arts plastiques et d'arts appliqués à la photographie et à l'audiovisuel à Nantes, il part aux Etats-Unis et parcourt désormais le monde. Qui es-tu réellement ? Je ne sais qui je suis réellement ; seule l'éclairage de chaque aube de chaque jour, révèle ce que la veille m'a permis de réaliser au plus (...) - Culture / Livres - Littérature , Culture
Source : www.agoravox.fr | 30-Jun-2016 07:44

?Croquer l?UE??littéralement

Blog

Demain, ce mot, croquer, sera peut être appliqué ad litteram par une poignée d’européens : le 23 juin de l’année 2016, après une campagne entachée du sang d’une députée britannique, le Royaume Uni aura croqué une partie de cette Union européenne déjà passablement fragmentée. Comme tous les sujets européens, sensibles ou pas, compliqués à souhait ou simples et positifs, ce referendum a encore été un sujet maltraité. Mal aimé aussi. Mal senti.

Au moment où nous nous préparons tous, les autres Européens, à vivre une journée fébrile, quel sera donc jeudi soir le verdict des Britanniques ?

Je me souviens que la plus belle manière de parler de ce sujet, je l’ai rencontrée au Mans. Non pas à travers la presse régionale, même pas à travers la presse tout court – qui à mon avis n’est toujours pas capable de parler sérieusement de l’Europe. Mais à travers les dessins réalisés par les étudiants mannois : ceux du lycée Saint-Charles- Sainte-Croix et ceux du lycée Sainte-Catherine. Lors de deux séances, le 28 avril, sur le processus de création d’un dessin de presse sous la direction d’un dessinateur d’un medium européen (Nicolas Vadot), et le 12 mai, sur la lecture iconographique de faits européens en présence de ce dessinateur et de journalistes de VoxEurop (Gian Paolo Accardo et moi même).

Regardez : simples, directes, disant en image tout ce que nous n’osons pas dire tout haut. Pour le Royaume-Uni, du moins pour une grande partie des Britanniques (nous n’aurons les résultats officiels que vendredi matin), ce mariage avec l’UE, tant désirée apparemment et par le passé, n’a représenté rien de plus qu’un boulet duquel on voudrait se débarrasser. Une fois partie, l’UE restera veuve. Veuve d’une de ses étoiles, d’un de ses membres importants, l’UE cherchera à se refaire une santé, digne (espérons), mais aussi occupée à préparer cette sortie qui sera peut être actée le 23 juin, au soir, mais qui ne sera pas effective avant au moins deux ans (comme tout divorce qui se respecte).

Ce fut, au Mans une occasion de comprendre que les sujets européens ne font plus partie des thèmes qui ne concernent que les adultes : l’heure est si grave que désormais le futur de l’UE concerne aussi nos enfants. Les classiques, par temps de crise, reviennent au galop, à leur manière (Albert Camus : “cette histoire nous concerne tous”, dans La Peste). Le projet a été imaginé par le professeur Luc Foucault-Gini (professeur d’histoire, chargé de mission auprès de la Maison de l’Europe/ Europe direct, du Mans), qui a proposé une collaboration entre la Maison de l’Europe du Mans, et VoxEurop.

Le “deal” était lui aussi simple et précis : montrer ou démontrer aux enfants pourquoi parler de l’Europe est plus simple (souvent) au travers des dessins ; inviter un dessinateur de presse (un vrai) qui puisse expliquer aux enfants que parler de l’UE par les dessins est une chose facile. Pari tenu : l’Européen Nicolas Vadot, membre de l’organisation Cartooning for Peace, a joué le jeu et il est venu.

J’avais invité les élèves à essayer de dessiner par eux-mêmes, suite aux conseils et aux recommandations de Nicolas Vadot, quelque chose, n’importe quoi, mais en liaison avec une réalité européenne. Ils ont joué le jeu, pour notre plus grande joie à tous. Nous avons récolté lors de notre dernière rencontre plus d’une trentaine de dessins. Mais la surprise aussi à été présente. L’Europe préoccupe et fait réfléchir. Si nos dirigeants ne semblent pas être trop attentifs aux signaux qui viennent des limites de l’UE (comme jadis les barbares) le seront-ils un jour, bientôt, aux signaux donnés par leurs enfants ?

**PROJET 2016 MAISON DE L’EUROPE/ EUROPE DIRECT DU MANS :

Le système éducatif se conçoit dans un contexte européen et international en mouvement. Ses objectifs sont de former des citoyens, de faciliter la poursuite d'études dans un autre pays et de permettre une recherche d'emploi sur un marché du travail élargi. L'ouverture des esprits à la connaissance et à la compréhension de la diversité des cultures et des sociétés est ainsi une composante des programmes d'enseignement. Décoder et participer permettent de mieux connaitre les média et les moyens de communication utilisés en tant que destinataire, usager ou producteur, de maitriser les représentations et les stéréotypes.

Thématique choisie : la représentation de l’Union européenne par le dessin de presse

Disciplines impliquées : Arts Plastiques, Economie, Histoire-géographie, Lettres.

Cadre pédagogique : Enseignement civique et moral.

Production attendue : Dessin sur une problématique européenne.**

Photo:Nolwen Le Barre, Le Mans.


Source : www.voxeurop.eu | 22-Jun-2016 12:16

Halle de la Gombe : des tableaux futuristes de Kinshasa dans une exposition
Les passionnés des arts plastiques ont pu admirer la dizaine de tableaux et maquettes montrant la capitale de la RDC transformée en ville moderne, avec des routes sinueuses au milieu d’immeubles en verre.
Source : www.digitalcongo.net | 20-Jun-2016 15:55

Halle de la Gombe : des tableaux futuristes de Kinshasa dans une exposition
Les passionnés des arts plastiques ont pu admirer la dizaine de tableaux et maquettes montrant la capitale de la RDC transformée en ville moderne, avec des routes sinueuses au milieu d’immeubles en verre.
Source : www.digitalcongo.net | 16-Jun-2016 17:34

Rêve national minimum garanti
Conçu dans une démarche participative, le projet «Algérie rêvée» a donné lieu à un sondage lancé il y a quelques mois via internet pour tenter de cerner les aspirations des Algériens pour les prochaines décennies. De quoi rêvent les Algériens ?» Voilà une belle et grande question à laquelle il serait difficile de donner une réponse unanime à moins de ne se résoudre à compiler 40 millions de desiderata. Pourtant, le collectif  Notre Algérie bâtie sur de nouvelles idées (Nabni)n’a pas hésité à mettre les pieds dans le plat et en faire le sujet d’un débat public organisé ce samedi à l’espace Sylabs, à Alger. Résolument «porté vers l’avant», comme on dit dans le foot, le think tank s’est évertué une nouvelle fois à nous tirer vers le haut en ouvrant des perspectives sur le futur à travers un projet audacieux intitulé : «Algérie rêvée», et qui se projette à l’horizon 2030. «Nous avons eu jadis un rêve de liberté, réputé impossible et que nous avons pourtant su réaliser. Un rêve qui a fédéré le peuple et ses élites et inspiré tant de peuples à travers le monde. L’indépendance acquise, le projet d’édification de l’Etat national a constitué un cadre qui a réuni les Algériens jusqu’aux années 1990. Mais depuis, nous sommes dans une sorte d’errance stratégique, sans projet fédérateur», écrivent les initiateurs du projet. «Il nous incombe collectivement, citoyens et décideurs, de dessiner et de faire vivre un nouveau rêve algérien, en phase avec les enjeux du XXIe siècle. Un nouveau rêve qui donnera envie aux Algériens de rester ou de revenir au pays, aux étrangers d’y investir et à tous de bien vivre ensemble. (…) Le collectif Nabni souhaite apporter sa contribution à cet enjeu en créant un espace d’échanges  permettant aux Algériens de réfléchir positivement à de nouveaux mythes fondateurs.» Conçu dans une démarche participative, le projet «Algérie rêvée» a donné lieu à un sondage lancé il y a quelques mois via internet pour tenter de cerner les aspirations des Algériens pour les prochaines décennies. Nous avons rendu compte des grandes lignes de ce sondage dans notre édition d’hier («Nabni : un rêve collectif en construction»). Le think tank compte d’ailleurs reconduire ce sondage très instructif afin d’élargir le champ de la consultation citoyenne sur cette question (aller sur le site : www.nabni.org ou bien sur la page facebook du collectif). Faute d’une boule de cristal pour lire l’avenir, et armé de l’ambition d’esquisser au moins le «brouillon» du futur à défaut de le «décréter», Nabni a invité un certain nombre d’intervenants aux profils et aux trajectoires sensiblement différents, pour échanger avec le public autour de ce fameux «rêve algérien», ce destin national qui reste à écrire. Le premier panel, composé de Nacer Djabi, Louisa Ait Hamadouche et Razika Adnani, avait pour «mission» de poser les jalons sociopolitiques et historiques du débat. «Le grand problème qui se pose, c’est : qui pense en Algérie ? Nous n’avons pas d’institutions à même de proposer des éléments qui permettent de construire des rêves collectifs» est obligé de constater le sociologue Nacer Djabi. «L’Etat algérien ne pense pas l’avenir. Nous procédons d’une façon sectorielle, nous avons des ministères qui élaborent des projets sectoriels, mais nous n’avons pas de vision et de réflexion collectives. Et cela est assez grave. Les institutions centrales de l’Etat ne planifient pas. Alors qui va nous concevoir des constructions théoriques sur lesquelles nous allons bâtir nos rêves ? Nous n’avons pas de grands centres de recherche capables de fournir une projection sur dix ans. Avant, on disait que c’étaient les services de renseignement qui pensaient à tout. Aujourd’hui, qui s’en charge ?» poursuit le sociologue. Nacer Djabi impute, en partie, cette absence d’un espoir planifié à la «division des élites». «L’élite politique et culturelle, par le fait même de leurs divisions, n’ont pas contribué à produire un consensus autour de rêves collectifs. Nous n’avons pas de rêves collectifs, nous n’avons que des rêves sectaires», souligne l’auteur de Algérie : Etat et élites. Quand le rêve était «ne pas mourir» Pour sa part, la philosophe Razika Adnani a pointé la fracture que représente la violence politique des années 1990. «La décennie noire n’a pas mis fin aux rêves des Algériens, la décennie noire a orienté leurs rêves autrement. Pour certains, leur projet, c’était d’aller ailleurs pour réaliser leurs rêves, pour d’autres, leurs rêve, c’était tout simplement de vivre en sécurité et de ne pas mourir » dit-elle. Rebondissant sur l’impact du terrorisme de masse des années 1990 sur notre société, la politiste Louisa Aït Hamadouche a plaidé pour un travail de vérité autour de ces traumas collectifs. Or, «on a refusé justement aux Algériens le droit de comprendre pourquoi cela est arrivé et d’en identifier les responsables», relève l’universitaire. «A partir de là tout s’enchaîne. Dès lors que l’on ne comprend pas pourquoi cela nous est arrivé (…), on continue à vivre avec la peur que cela se reproduise.» Le fait d’agiter sans cesse le spectre de la peur, dissèque la politologue, amène les Algériens à revoir constamment leurs aspirations à la baisse. On invoque tour à tour la chute des prix du pétrole, la «violence géopolitique qui nous entoure», les «séparatistes du MAK» et autres «menaces sur la stabilité du pays»… «C’est une manière de signifier aux Algériens : hakda wala ktar ! Ce qu’on a, préservons-le, parce qu’on risque de le perdre», analyse Louisa Aït Hamadouche. Il se produit alors ce qu’elle appelle une «relativisation des rêves». Intervenant dans le second panel, l’architecte et secrétaire général du Synaa, Hasna Hadjilah, a convoqué la puissance mobilisatrice des grands desseins face au nuage de grisaille qui plane sur le pays depuis la dégringolade des cours du pétrole : «On a l’impression que maintenant qu’il n’y a plus d’argent, on ne peut plus rien faire. C’est complètement aberrant. Ce qui fait l’argent, ce sont d’abord les idées.» «La vraie richesse, c’est la ressource humaine», insiste-t-elle. A l’appui, Hasna Hadjilah a mis l’accent sur les enjeux économiques de la création architecturale en citant l’exemple de la ville de Bilbao qui était complètement sur le déclin, et qui a connu un véritable boom en construisant le musée Guggenheim. De son côté, la cinéaste et journaliste Fella Bouredji a posé la question de la gouvernance. A ceux qui répètent : «On demande trop aux pouvoirs publics», elle rétorque (en présence de Abderrahmane Benkhalfa, ministre des Finances) : «Les pouvoirs publics sont là pour prendre en charge les rêves des Algériens.» L’auteur du documentaire  Douce révolte admet avec lucidité que dans les faits, nos «rêves sont pris en otage» par la mauvaise gouvernance qui régente nos vies. Et pour ne pas se démoraliser, Nabni a donné la parole à des créatifs afin de livrer le secret de leur «success-story». C’est ainsi que le public a pu apprécier le témoignage coup-de-poing du trublion Karim Sergoua, l’artiste protéiforme et initiateur du projet «El P.A.P.A» (Plateforme pour des arts plastiques alternatifs), monté «en réponse au MaMa» sourit-il. Citons également les interventions revigorantes de Abdou El Ksouri, guitariste et manager du groupe Djmawi Africa et ses 12 ans de scène, et de Farid Bahloul alias Diaz, rappeur du groupe MBS. Enfin, mention spéciale pour Kheireddine Zetchi, fondateur de l’Académie du Paradou AC, notre future «Masia» qui fait le bonheur de dizaines de gamins.   
Source : www.elwatan.com | 09-May-2016 11:00

Rencontre avec Patrick Norton, auteur mauricien de L'Embrasure de la Liberté
"L’Embrasure de la Liberté", recueil du poète mêlant poésie et engagement, est sorti la semaine dernière dans l'île soeur. Patrick Norton présente cette fois-ci son recueil à La Réunion.

Né d’une mère professeur d’Arts plastiques, Patric...


Source : www.zinfos974.com | 23-Apr-2016 07:45

Oeuvres d'art égarées : on n'a pas fini de récoler
Sur 430 000 objets du patrimoine national déposé par l’Etat, près de 23 000 sont égarées. Ainsi, dans les inventaires du Centre national des arts plastiques (CNAP), une œuvre sur cinq n’est toujours pas localisée. Grâce à des mécanismes mis en place dès les années 2000 pour pister les œuvres, cette institution tente de rattraper son retard. Mais la tâche semble interminable…
Source : www.telerama.fr | 22-Apr-2016 16:45

Jura: Prison avec sursis pour une enseignante qui a giflé un élève
Une enseignante en arts plastiques "débordée" par ses élèves a écopé de quatre mois de prison avec sursis pour avoir giflé l'un d'eux. Le verdict est tombé vendredi dernier.

Une enseignante en arts plastiques d'une classe de sixième a écopé de quatre mois de prison avec sursis, relate [L'Es...


Source : www.zinfos974.com | 18-Apr-2016 16:39

Matadi : clôture de l?atelier des éducateurs des écoles maternelles

Source : feedproxy.google.com | 11-Apr-2016 16:23

Votre week-end en 10 clics
Cirque, danse, musiques, arts plastiques, cinéma... Hopla, les bons plans du Mad !
Source : www.lesoir.be | 08-Apr-2016 10:51

Pourquoi le festival Do Disturb est ?le Koh-Lanta de la performance?
Le Palais de Tokyo accueille trois jours de programmation cinglée mêlant à la fois danse, cirque, arts plastiques ou design, le tout sur fond de question transgenre et de culture queer.
Source : www.telerama.fr | 08-Apr-2016 10:00

Auteur des portraits historiques de la RDC : Un plasticien congolais sollicite la reproduction quantitative et qualitative
Artiste plasticien de grande renommée originaire de la province du Katanga, Paul Ngoy Binthelu, Secrétaire Général de la Coopérative des Artistes Congolais en Arts plastiques de la République Démocratique du Congo a réalisé des portraits collections historiques des Rois coloniaux du Congo de 1885 – 1960 à ce jour.
Source : www.digitalcongo.net | 29-Mar-2016 18:11

Une saison israélienne en France
Musique, danse, théâtre, arts plastiques, cinéma, littérature : venus de cette enclave occidentale au Moyen Orient qu'est Israël, les artistes témoignent de la vitalité artistique de leur pays.



Source : tempsreel.nouvelobs.com | 17-Mar-2016 18:40

Que peut l?art face à la barbarie ?
Comment traiter esthétiquement les violences de masse ? Comment dire l’horreur sans détruire le signe quand le cri apparaît comme la seule forme d’expression possible ? Qu’est-il attendu de l’artiste en termes de «travail de mémoire», dans le temps post-traumatique ?  Que peut apporter la fiction à un réel abîmé, dévasté ? Bref, que peut l’art face à la barbarie ? Des questionnements qui reviennent immanquablement chaque fois que l’art, l’artiste, sont confrontés à la violence extrême, avec son lot de stupeur et de sidération. En 2002, à un moment où l’on commençait à peine à sortir la tête de l’eau, du bain de sang plutôt, la revue Naqd mettait le pied dans le plat en élaborant un numéro audacieux (le numéro 17), piloté par l’historien Daho Djerbal et la critique d’art Nadira Laggoune, sous le titre : «L’Esthétique de la Crise». «Ce numéro est complètement épuisé sous sa forme papier. Et c’est un indicateur sur le fait qu’il a rencontré un public et a eu une résonance dans la société», relève Daho Djerbal. En 2006, une première rencontre fut organisée à l’Espace Noûn autour de cette problématique, réunissant critiques, historiens de l’art et artistes en présence de Fouad Asfour, représentant de Documenta 12. En 2010, un atelier s’est tenu cette fois sous les auspices du Centre diocésain des Glycines pour débattre de ces mêmes questions. L’atelier était encadré par Marie-José Mondzain, Soko Phay-Vakalis et Emmanuel Alloa, figures majeures de la pensée philosophique et esthétique contemporaine, avec la participation de l’artiste-peintre et bédéiste cambodgien Séra. Création post-traumatique Et voilà que la revue Naqd relance le débat dans la lignée des deux premiers en organisant, du 25 au 27 février derniers, en partenariat avec l’AARC, des journées d’étude sur le thème : «La production esthétique dans les sociétés en crise». Conférences, workshops, projections de films, vidéos, exposition… ces rencontres, abritées par la villa Abdeltif, avaient le mérite de multiplier les supports et les formats, toujours avec l’idée de poursuivre cette réflexion autour des traumas collectifs en croisant pensée critique et pratiques artistiques. Huit artistes ont été retenus (après appel à candidature) pour participer à ces journées, en l’occurrence : Ammar Bouras, Nawel Louerrad, Sofiane Zouggar, Fella Tamzali Tahari, Yahia Bourmel, Lamine Sakri, Fethi Hadj Kacem et Drifa Mezenner. Côté «encadrants», nous retrouvons Marie-José Mondzain et Soko Phay. Pour rappel, Marie-José Mondzain est philosophe, spécialiste du rapport aux images. Elle est l’auteure, entre autres, de L’image peut-elle tuer ? (Bayard, 2002) et de Homo Spectator (Bayard, 2007). Soko Phay, quant à elle, est maître de conférences au Département d’arts plastiques de l’université Paris 8, spécialiste en esthétique de l’image et crimes de masse. Elle a beaucoup travaillé sur la relation entre production artistique et génocides, en particulier le génocide rwandais (à travers l’œuvre d’Alfredo Jaar) et le génocide cambodgien. Notons également la précieuse contribution de Nassima Metahri, pédopsychiatre, chef de service à l’hôpital Frantz Fanon de Blida. «Le principe de ces journées d’étude est de s’interroger sur l’étroite relation entre histoire du temps présent et création, entre témoignage et fiction autour du travail des artistes qui, aux prises avec les manifestations de la violence extrême, les génocides et les massacres du siècle, ne conçoivent plus l’œuvre comme un ‘‘document’’ du passé, mais comme une ‘‘trace’’, elle-même susceptible d’une reprise, dans une réécriture créatrice», peut-on lire dans un texte de présentation de ce cycle de réflexion. «Toutes les sociétés sont en crise» Ces rencontres étaient structurées en trois temps forts. D’abord une conférence «semi-publique» donnée par Soko Phay le jeudi 25 février à l’Ecole supérieure des beaux-arts d’Alger sous le titre : «Images manquantes et paysages hantés». Centrée sur le travail des artistes cambodgiens et le génocide perpétré par les Khmers rouges, cette conférence a permis de baliser judicieusement le débat (voir notre compte rendu : http://www.elwatan.com/actualite/esthetique-du-choc-27-02-2016-315308_109.php). Dans la matinée de vendredi, un atelier à huis clos s’est tenu à la villa Dar Abdeltif entre les artistes et les chercheurs invités. Ce format avait pour souci de permettre aux artistes d’avoir un vrai temps de parole, pour eux, en vue d’échanger autour de leurs processus créatifs en bénéficiant de l’apport conceptuel des universitaires qui eurent à encadrer ces journées. Le samedi 27 février, la discussion s’est prolongée, toujours à la villa Abdeltif, autour de projections filmiques proposées par Marie-José Mondzain et Soko Phay, tandis que Nassima Metahri développait une démarche analytique, diapos à l’appui, sur les traumas à partir de dessins d’enfants témoins d’actes terroristes (voir encadré). En parallèle, des œuvres visuelles des artistes participant à ces rencontres étaient exposées pour donner à voir quelques-unes de leurs créations et la façon dont elles résonnent avec notre mémoire tourmentée. Vendredi après-midi, à l’occasion d’un débriefing autour de ces échanges, Daho Djerbal a mis l’accent sur l’importance de «mettre des mots» sur les plaies, «et ces mots n’étaient pas évidents». «On est passé de quelque chose qui est de l’ordre d’un vécu traumatisant à une façon de le traduire», a-t-il souligné. Pour l’auteur de L’organisation spéciale de la Fédération de France du FLN (éditions Chihab, 2012), le fait traumatique est de l’ordre du «refoulé» et de «l’indicible» et opère comme un «point aveugle dans la mémoire». Daho Djerbal part du postulat que le travail des artistes, quel que soit leur médium, «est en quelque sorte le travail de la société». «Et l’intérêt de cette rencontre, c’était de se concentrer en un moment, en un lieu, et là vont naître un certain nombre de notions, de conceptualisations, qui vont nous permettre de continuer la pensée, d’ouvrir une perspective». Le directeur de la revue Naqd constate : «Toutes les sociétés sont en crise». «Il y a des sociétés qui connaissent ces moments d’antagonisme et de passage à la violence extrême dans la longue durée. Et c’est malheureusement l’une des caractéristiques de l’Algérie. Que nous en soyons conscients ou pas, la société algérienne, nord-africaine plus généralement, a connu depuis le XIXe siècle des périodes de crises permanentes, avec l’usage de la violence comme fait ordinaire. Cela veut dire que la violence est passée dans la culture, à tel point que l’on ne s’en aperçoit même plus sauf dans les moments paroxystiques. Et ces moments paroxystiques, si on n’y réfléchit pas, ils reviennent, ils se répètent.» D’où la nécessité de penser ces violences car, prévient l’historien, «quelque chose qu’on n’a pas pensé, on le répète d’une manière mimétique». «Une forme visuelle de la pensée» Alors, évidemment, la question centrale demeure celle de la «transcription visuelle de l’horreur» et sa «mise en image». A ce propos, Soko Phay a tenu à lever une ambiguïté en précisant que «l’art n’est pas une thérapie». «Certains me disent : ce que tu fais, c’est de l’art-thérapie, et ça, je le refuse. Les Ateliers de la Mémoire que je mets en place (autour du génocide cambodgien, ndlr), ce n’est pas de la thérapie. L’art agit parfois comme un baume, mais si on veut guérir de ces traumas, il vaut mieux aller voir un psy», tranche-t-elle. L’œuvre traitant de l’événement traumatique a-t-elle valeur de témoignage, de document ? Dans le cas du génocide cambodgien où le régime des Khmers rouges s’est acharné à effacer toute trace des exactions commises sous la dictature de Pol Pot, l’œuvre peut venir pallier l’absence d’archives sur les massacres, comme l’a fait Rithy Panh dans son film L’Image manquante. Revenant sur l’expérience des «Ateliers de la Mémoire» qu’elle a initiés, et qui ont donné lieu à des expositions, Soko Phay explique cette «hybridation» entre archives et création en disant : «J’ai appelé les œuvres produites dans le cadre de ces ateliers des ‘‘archives-œuvres’’. Puisque nous n’avons plus d’archives sur le génocide, il faut créer de nouvelles formes d’archives. Et ces nouvelles archives, ces images viennent à la fois relater l’événement du passé tout en gardant la subjectivité de l’artiste d’aujourd’hui qui regarde cette histoire.» Si l’œuvre peut emprunter à l’archive – et c’est même une pratique assez courante dans l’art contemporain – une autre question s’impose : comment prémunir le geste créatif opérant sur ce «matériau» délicat qu’est le fait traumatique, de la tentation du «premier degré» ? De fait, les artistes visuels – mais aussi les cinéastes, les écrivains, les dramaturges…– sont dans une tension permanente, pris en tenailles qu’ils sont entre deux postures extrêmes : montrer à l’excès, au risque de produire une œuvre «démonstrative», ou se détourner complètement de l’abject comme «objet». Mais c’est plus les modalités de la «monstration» et la mise en image de la violence qui ont dominé les débats. Soko Phay recommande de «laisser de la place au spectateur» dans son désir de s’approprier l’œuvre et sa liberté de l’interpréter. «A vouloir tout montrer, le sang, les corps… c’est souvent inefficace», fait-elle remarquer. «Plus les sentiments sont diversifiés, plus l’œuvre d’art gagne en force. J’aime les œuvres en retrait, qui parviennent à nous surprendre, qui nous laissent de l’espace. Il ne faut pas que notre regard soit confisqué par l’image», dit-elle. Soko Phay est clairement moins «fan» des films qui surfent sur le pathos et empêchent la réflexion. «On cherche une sorte d’apitoiement, de défoulement. C’est un défouloir d’émotions, et ça nous donne bonne conscience», décrypte-t-elle. «Après, quand on quitte la salle de cinéma, on passe à autre chose, alors qu’un bon  film, c’est un film qui nous interroge». Soko Phay le dit avec conviction : «Pour moi, l’art est une forme visuelle de la pensée». «L’art nous invite à penser. Et pour pouvoir penser, il faut se nourrir des énergies, de la pensée, des autres.» «L’art, c’est toujours un geste d’hospitalité» La débauche d’images qui sature le visible comme le font les médias mainstream confine à une forme «d’obscénité pornographique», estime, pour sa part, Marie-José Mondzain qui n’hésite pas à parler d’«iconocratie», ce pouvoir de l’image qui caractérise la modernité. La philosophe préconise le «retrait» et le «hors-champ». Dans un entretien accordé à Sens Public, une revue web de sciences humaines, elle déclare : «L’obscénité du réel peut être quelque chose de lamentablement trivial : c’est la prétention de tout montrer, au lieu de retirer. Comme dit Comolli pour le cinéma documentaire : ‘‘quand je vais faire un film documentaire, je commence par me demander ce que je ne vais pas montrer. Je commence par décider ce que je ne montrerai pas.’’ On commence par retirer, après on voit ce qu’on laisse à voir : on construit le hors-champ. Et pour la photographie, c’est pareil : il faut toujours construire son hors-champ» (http://sens-public.org/article500.html) Cela dit, Marie-José Mondzain ne milite pas pour autant pour un retrait total de l’artiste du champ de la création qui interroge la violence extrême. «L’art peut-il être exempt des traces de la catastrophe, peut-il s’en détourner ?» la questionne la bédéiste Rym Mokhtari. Marie-José Mondzain : «ça existe, ça s’appelle la télévision», ironise-t-elle avant de souligner : «Il y a plusieurs définitions de l’art. Ce sont deux visions de l’art qui sont contradictoires. Quand nous décidons vous et moi d’appeler ‘‘art’’ ce présent que fait un geste de création à celui à qui il s’adresse, à quoi je reconnais la liberté d’un art et la qualité d’art, celle-ci étant celle de sa liberté ? A quoi je reconnais cette liberté ? Je reconnais cette liberté à la liberté qu’il me donne.» La philosophe poursuit : «Un geste d’art ne finit pas, ne met pas un point final ; plus il est haut et parfait, plus il s’accomplit, plus il est ouvert à autre chose que lui-même.» Et c’est sans doute cette ouverture qui fait sa force, in fine, en ce qu’elle conjure l’enfermement du sens et la «soumission du regard». «L’art, c’est toujours un geste d’hospitalité. C’est s’adresser à l’autre pour accueillir son désir et le réanimer», professe l’auteur de Le Commerce des regards (Seuil, 2003). «Si vous faites de l’art pour vous faire plaisir et mettre de l’ordre dans votre confort intellectuel, moral, psychique, affectif, vous pouvez toujours dire : je suis un artiste, personne ne viendra vous contredire, sauf ceux à qui vous vous adressez. Mais vous faites ce que j’appelle de la télévision, c’est-à-dire du divertissement de masse qui est le détournement du regard, le détournement pulsionnel vers l’horreur et la jouissance, l’érotisation de la terreur. L’art ne peut pas s’inscrire dans ce sillon-là.» Méditant sur la condition humaine dans son rapport à l’horreur, Marie-José Mondzain lance : «Nous avons tous quelque chose en rapport avec la destruction. Et on fait avec. On fait avec dans les deux sens du terme. On fait avec au sens de ‘‘on ne peut pas s’en défaire’’, et au sens de ‘‘on en fait quelque chose’’. C’est ce avec quoi on va faire et c’est ce qui m’intéresse. On arrive chacun avec un minerai douloureux, on fait avec, et c’est avec ça qu’il faut faire, on n’a pas le choix.»  
Source : www.elwatan.com | 05-Mar-2016 10:00

Annaba : Le consul de France veut booster les partenariats
Appelé à d’autres fonctions le 31 décembre 2015, Franck Simaer, consul général de Annaba, vient d’être remplacé par son compatriote Maze Didier. Mardi dernier, dès son arrivée, ce dernier a rendu une visite à la Chambre de commerce et d’industrie (CCI Seybouse) de Annaba. Selon Djamel Daoudi, vice-président de la CCI, «cette première visite à notre Chambre se veut, selon les déclarations du diplomate, un renouvellement de l’engagement en direction de la communauté d’affaires que composent les deux parties». Le consul a pris attache avec les 17 étudiants en arts plastiques qu’abrite la CCI Seybouse de Annaba. Ces futurs artistes composent la classe déconcentrée de l’Ecole supérieure de l’art (ESA) de Dunkerque (France) dont le projet a été initié en 2014 par Rachid Ghimouz, ancien président de la CCI Seybouse. Le choix du chef de la diplomatie française porté sur Maze Didier n’est pas fortuit. En effet, il avait connu la wilaya de Annaba dans sa jeunesse où il avait étudié durant deux années à l’école Pierre et Marie Curie, à la faveur de la présence de son père dans cette ville en tant que coopérant technique.  
Source : www.elwatan.com | 04-Mar-2016 10:00

Ecoles d?arts plastiques : la vie d?artiste toujours possible
Pour les artistes en devenir, il y aurait une filière « sûre » – celle des écoles d’arts appliqués – et une voie précaire – les écoles de beaux-arts. La réalité est plus nuancée.
Source : www.lemonde.fr | 29-Feb-2016 13:44

La présidente de la FTAP déplore le nombre limité d'?uvres acquises par la commission d'achat
La présidente de la Fédération tunisienne des arts plastiques (FTAP), Houda Rejeb, a déploré, samedi, le fait que parmi les 200 œuvres ...
Source : www.babnet.net | 28-Feb-2016 15:03

Esthétique du choc
Du 25 au 27 février, la revue Naqd, en partenariat avec l’AARC, a organisé des journées d’étude autour de la relation entre l’art, la mémoire et l’événement traumatique. Cette initiative, qui croise réflexion académique et pratiques artistiques, se veut une continuité du travail entamé par ladite revue il y a plus de dix ans à travers son numéro : «L’Esthétique de la crise». La revue Naqd, en partenariat avec l’Agence algérienne pour le rayonnement Culturel (AARC) et l’Ecole supérieure des Beaux-arts d’Alger, a initié un cycle de réflexion de trois jours associant universitaires et artistes visuels autour du thème : «La production esthétique dans les sociétés en crise». Entre conférences, débats et workshops, ce cycle a le mérite de s’attaquer à une question cruciale en interrogeant l’art dans son rapport à la mémoire, et plus particulièrement le champ des traumas collectifs. Pour étrenner ces journées d’étude, une conférence de haute facture a été donnée, jeudi dernier à l’Ecole supérieure des Beaux-arts, par Soko Phay, spécialiste en histoire et théorie de l’art moderne et contemporain. En pénétrant dans la somptueuse école, l’on ne peut s’empêcher d’avoir une pensée émue pour Ahmed et Rabah-Salim Asselah, assassinés, ici même, le 5 mars 1994. Voilà qui nous renvoie de plein fouet à notre sujet justement : ces maudites années 1990 et leur legs «inesthétisable». En tout cas, l’entreprise a tout d’un challenge. D’où précisément l’intérêt de ces rencontres qui visent à croiser les pratiques, les récits, les regards, autour de l’expérience traumatique et la manière dont elle impacte les représentations artistiques. Esthétique de la crise, la suite Avant de céder le micro à Soko Phay, l’éminent historien et directeur de la revue Naqd, Daho Djerbal, dira quelques mots de contextualisation, en soulignant notamment la filiation entre ces rencontres et le travail entamé il y a plus de dix ans autour de cette même thématique par la prestigieuse revue de critique sociale qu’il dirige. «Cette rencontre s’inscrit dans la continuité des deux rencontres qui avaient eu lieu précédemment suite à la publication d’un numéro de la revue Naqd consacré à ‘L’Esthétique de la crise’», explique Daho Djerbal. «Nous avons voulu dresser un état des lieux dans le domaine de la production esthétique, particulièrement en Algérie. Notre pays a connu une période traumatique de violence extrême qui a amené un certain nombre de conséquences dans la relation à l’image, dans la relation à la mémoire de l’événement, et dans sa traduction, dans sa représentation dans le domaine esthétique», souligne l’historien. Daho Djerbal estime qu’il est important de s’inspirer de l’expérience d’autres sociétés qui furent confrontées, elles aussi, à des violences extrêmes : «Pour cela, nous avons invité des professeurs en histoire et en critique d’art pour avoir une profondeur, avoir un champ, une dimension qui ne soient pas un particularisme autocentré. Il y a des réflexions sur le rapport entre l’art, la mémoire et l’événement traumatique qui se sont faites ailleurs, qui ont beaucoup avancé, qui ont produit un matériel conceptuel, qui ont produit une approche de la question de la production esthétique, et nous avons tenu à ce que cela soit partagé avec nous» a-t-il plaidé dans son introduction. Les images manquantes du génocide cambodgien Il faut dire que le choix porté sur Soko Phay pour lancer le débat est fort à propos. Soko Phay est maître de conférences au département d’arts plastiques de l’université Paris 8. Elle est notamment l’auteur de Le miroir dans l’art, de Manet à Richter (Paris, L’Harmattan, 2001). Elle a également dirigé nombre d’ouvrages collectifs, dont Miroir, Appareils et autres dispositifs (L’Harmattan 2008). Une bonne partie des travaux de Soko Phay ont porté sur la relation entre art et crimes de masse, en particulier le génocide cambodgien. Un sujet qu’elle connaît parfaitement, étant elle-même d’origine cambodgienne. Elle est arrivée en France en 1976, à l’âge de 6 ans, un an après la prise du pouvoir par les Khmers Rouges dans son pays. A travers son exposé intitulé : «Images manquantes et paysages hantés», Soko Phay apportera un témoignage à la fois incisif et émouvant à partir du génocide cambodgien qui fera deux millions de morts entre 1975 et 1979. La conférencière confie qu’il lui a fallu passer par le génocide rwandais pour affronter son propre trauma. Elle rend en passant hommage à l’immense artiste chilien Alfredo Jaar et son œuvre magistrale, The Rwanda Project, 1994-2000, qui l’a beaucoup marquée. C’est ainsi qu’elle entama un long cheminement sur les traces de son « histoire refoulée ». Disséquant le travail des artistes cambodgiens sur le génocide perpétré sous la dictature de Pol Pot, Soko Phay va s’intéresser tout particulièrement à «la question du paysage». «Je parlerai donc du génocide cambodgien, du travail de mémoire et de la création à partir de la thématique des lieux et des paysages», précise-t-elle. «Plus de 40 ans après le génocide, excepté quelques lieux et sites mémoriaux comme le ‘‘S21’’, un lieu d’extermination transformé en musée, les traces du génocide sont peu visibles dans les paysages du Cambodge. Les charniers qui parsèment par milliers le pays sont des lieux d’oubli. Ils n’apparaissent nulle part sur les cartes officielles. Dépourvus de signes distinctifs, ils finissent par être effacés de la mémoire des hommes» relate-t-elle. «On peut se demander comment un paysage qui a connu des massacres de grande ampleur peut-il offrir une visibilité de l’histoire. Comment les artistes représentent et interrogent la mémoire des lieux et des territoires ? Comment donnent-ils à voir par la création par l’image, un paysage de mémoire, paysage entendu à la fois comme espace physique et psychique ?» Un film pour sépulture Et de passer en revue, images et extraits vidéo à l’appui, les œuvres de quelques artistes cambodgiens contemporains qui font un travail absolument remarquable. Parmi eux : Vandy Rattana (né en 1980 à Phnom Penh). Soko Phay projette quelques images de sa série photographique intitulée : «Bomb Ponds» (étangs à bombes) et qui donnent à voir des rizières avec des trous. «Ce sont les stigmates des bombes larguées par les Américains. Il y a eu plus d’un million de bombes larguées par les B52 en 1972-1973», indique la critique d’art. «Le mérite de Vandy Rattana est d’avoir enquêté, cartographié dans le paysage tous ces lieux. On le voit carte à la main faisant la collecte des témoignages des survivants qui ont connu cette période.» Une façon de sauver de l’oubli cette histoire tragique passée sous silence pendant 30 ans. «Le plus grand négationnisme est au Cambodge», lâche Soko Phay. Elle nous apprend dans la foulée que le régime des Khmers Rouges était allé jusqu’à interdire les photos de famille. «Toutes les photos qu’on possédait avant 1975 devaient être détruites sous peine de mort», affirme-t-elle, avant de lancer : «Un crime de masse sans trace c’est comme un crime qui n’a pas eu lieu. C’est pourquoi un artiste comme Rithy Panh n’a eu de cesse de témoigner.» Pour donner un aperçu de son travail, Soko Phay montre des extraits de son film L’image manquante (2013). «Rithy Pahn a créé ainsi un dispositif qui donne à voir ces images manquantes», commente-t-elle. L’artiste a pallié ingénieusement cette absence d’images en créant des figurines couplées à de (rares) images d’archives pour témoigner des atrocités commises par les Khmers Rouges. Soko Phay cite un autre film : Monologue de Vandy Rattana, où l’artiste évoque sa sœur qu’il n’a jamais connue. Elle fut ensevelie dans un charnier avec 5000 personnes. Soko Phay use d’une image bouleversante pour dire la puissance du geste métaphorique de Rattana et son travail de deuil artistique : «Quelque part son film fait œuvre de sépulture symbolique pour sa sœur», dit-elle. Autre œuvre éloquente : celle d’un ancien réfugié cambodgien devenu artiste : Svay Sareth. Soko Phay projette de larges séquences de sa vidéo : Mon boulet, captation d’une performance exceptionnelle réalisée en 2011. On y voit Svay Sareth traînant une grosse boule d’aluminium de 80 kg et 2 m de diamètre. En tout, l’artiste parcourt 250 kilomètres à pieds, de Siem Reap à Phnom Penh. Certains l’interprétèrent comme un clin d’œil au Mythe de Sisyphe. Pour Soko Phay, cette œuvre performative est avant tout une épreuve physique. «Le sol c’est sa peau. Il a absorbé aussi les morts, le sang. C’est sa manière de dépasser sa souffrance. La guérison passe par la nécessité d’engager son corps.» Soko Phay considère, in fine, que «ce sont les artistes qui ont transmis l’histoire du Cambodge, pas les politiciens. Ils ont été les premiers à travailler sur le passé, avant les historiens, avant le procès (des responsables Khmers Rouges)». «Nous étions à Bentalha juste après le massacre» L’exposé de Soko Phay donnera lieu à un débat aussi utile que passionnant. Dans la salle, la violence terroriste des années 1990 était dans tous les esprits. L’artiste-plasticien Karim Sergoua fera observer que dans notre cas, «on ne peut pas parler d’image manquante mais d’image interdite. Le mot ‘mémoire’ et même le mot ‘terroriste’ sont interdits», assène-t-il. Allusion aux dispositions de la charte de la «moussalaha». L’artiste et écrivain Jaoudet Gassouma raconte pour sa part comment lui, Karim et d’autres artistes étaient à Bentalha «deux semaines à peine après le massacre». «On a animé des ateliers de dessin au profit d’enfants traumatisés et il y avait tout de suite une étonnante mise en parole de ce qui s’est passé.» Pour Jaoudet Gassouma, cette mise en parole tenait lieu de «sublimation du traumatisme» et se faisait «catharsis». Nassima Metahri, maître de conférences et chef du service de pédopsychiatrie à l’hôpital Frantz Fanon de Blida, et qui a beaucoup travaillé, dès 1993, sur les enfants rescapés des violences terroristes, note de son côté que «les artistes sont convoqués et sont invités à produire précisément parce qu’ils nous parlent à partir de leur sensibilité. Et c’est ce dont il est question ici. Il n’est pas question de relater des faits seulement, mais d’aller au-delà des faits pour raconter une histoire subjective afin de pouvoir transmettre et reconstituer ce qui s’est passé». La psychiatre concède : «C’est vrai que la question du trauma est extrêmement délicate à aborder. Nous sommes dans une situation où se superposent plusieurs traumas. On n’a pas fini de traiter les premiers que déjà nous voici happés par d’autres. Il y a peut-être une pensée intellectuelle qui est là, qui existe, par contre, tout ce qui est du côté du subjectif est extrêmement compliqué à aborder et c’est pas à pas que nous pouvons le faire. Cette rencontre est un autre pas et, je l’espère, il y en aura d’autres.» «Qui témoignera pour le témoin ?» Abordant la question fondamentale de la relation de l’artiste au réel et la notion de «vérité» en art, Marie José Mondzain, philosophe et écrivain, spécialiste du rapport à l’image, fera remarquer : «La question de la vérité nous projette d’emblée dans la fiction, celle de la réalité nous projette dans l’expérience vécue. Paul Celan disait : ‘Qui témoignera pour le témoin ?’ Une fois que ceux qui ont fait l’expérience disparaissent, oui, qui témoignera pour le témoin ? Le contact avec la réalité d’une expérience ayant historiquement cessé par nécessité, on ne peut pas revenir en arrière. Ça c’est le travail de l’archiviste, de l’historien, c’est-à-dire produire quelque chose qui est de l’ordre d’une réalité, mais elle-même reconstruite, à la lumière des questions que l’on se pose.» Et de s’interroger : «Maintenant, concernant la question des gestes d’art, est-ce qu’il y a une vérité de l’art ? Est-ce que l’art doit être ‘‘réaliste’’ pour relever de la vérité ? A ce moment-là il n’y aurait que de l’archive.»  Marie José Mandzain estime que «la vérité de l’art ne vient pas de ce que l’image est réaliste, mais de ce que la vérité est subjective pour la collectivité. La question de la vérité n’a plus rien à voir avec l’expérience d’une réalité. Les générations passent. En Algérie, il y a tout une génération qui est là, active, désirante, vivante, qui n’a aucune expérience de ce qui s’est passé dans les années 1990, encore moins durant la guerre d’Indépendance. Qu’est-ce qui, en termes de vérité, va relever des gestes dans notre présent, aujourd’hui, de façon à ce que nous puissions dire avec espoir ‘plus jamais ça !’. Ou nous donner grâce à ces archives, à cette mémoire, les ressources qui nous permettent de résister à un retour du pire, d’une part, et qui permette de reconstruire un espoir, une vitalité ? Au fond, la mémoire n’est réactive que pour construire la vie. Si c’est pour ne faire que des monuments aux morts, une mémoire patrimoniale, en se figeant devant le passé… Je pense que la question de la vérité n’habite pas là, elle n’habite pas l’image. Une image n’est jamais faite. Une image est construite. Celui qui la construit doit en répondre et répondre du geste opéré à l’égard de la collectivité à laquelle il s’adresse. Et il s’adresse aux vivants, pas aux morts ! » A noter que huit artistes ont été retenus pour prendre part à ces rencontres. Il s’agit de Ammar Bouras, Nawel Louerrad, Fella Tamzali Tahari, Sofiane Zouggar, Fethi Hadj Kacem, Yahia Bourmel, Drifa Mezenner et Lamine Sakri. Ils sont invités à dialoguer avec Soko Phay, Marie José Mondzain, Nassima Metahri et Daho Djerbal. La villa Abdeltif a servi d’écrin à ces échanges. Nous y reviendrons.  
Source : www.elwatan.com | 27-Feb-2016 10:00

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